Histoire et signification de la médaille miraculeuse

La médaille miraculeuse : un objet hautement symbolique

Objet de piété prisé chez les Catholiques, la médaille miraculeuse fascine de par les miracles qui lui sont conférés. L’origine de la médaille miraculeuse remonte au début du XIXe siècle, au cœur de Paris.

Cet article retrace les origines de la médaille miraculeuse et éclaire sur la signification de son dessin.

En 1830, les apparitions de la Vierge

Les origines de cette médaille remontent à 1830, lorsque la Vierge apparaît à deux reprises à Catherine Labouré, fille de la Charité, dans la chapelle d'un couvent parisien, rue du Bac. Lors de son apparition, la Vierge confie à la sœur une mission : faire frapper une médaille au dessin inspiré de son apparition, révélant son l’Immaculée Conception.

En quelques années, la médaille est largement popularisée, et la chapelle est rapidement renommée “Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse”.
Celle-ci voit affluer un grand nombre de pèlerins, venus acheter cette médaille, dans un contexte historique compliqué.

A cette période, la France traverse une sévère épidémie de choléra. Ainsi, l’aide et la protection de la Vierge sont sollicités. Les sœurs de la Charité commencent à distribuer cette médaille autour d’elles, et les miracles de guérison se multiplient. La demande devient considérable et en 1835, plus d’un million de médailles ont été distribuées dans le monde entier.

Une popularité établie dans le temps

Au fil des années, cette médaille dite miraculeuse se propage et devient source de grâces, un gage d’amour et de protection.

Aujourd’hui encore, la chapelle située dans le quartier de Saint-Thomas-d’Aquin dans le 7ème arrondissement de Paris est ouverte à la visite où sont conservées les reliques de Sainte Catherine Labouré.

La chapelle est l’un des lieux de dévotion mariale et de pèlerinage incontournable de la capitale et se hisse dans le classement des dix lieux culturels les plus visités à Paris : plus de 2 millions de visiteurs par an s’y retrouvent.

Le dessin sur l’avers de la médaille

Au fil du temps, le dessin de la médaille miraculeuse évolue. Si la première version de Catherine Labouré a été légèrement modifiée, voici les éléments que l’on peut observer sur la médaille miraculeuse actuelle :

-Sur l’avers de la médaille, la Vierge est figurée comme elle est apparue à Catherine Labouré. Celle-ci est représentée en pied, les bras légèrement détachés du corps et les mains ouvertes. Des rayons de lumière symbolisant les grâces émanent de ses mains. La Vierge Marie est perchée sur un globe et écrase volontairement le Mal, représenté par un serpent.
-Sur le contour de la médaille, la prière « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous » est celle qu’il faut prononcer pour obtenir ses grâces.

Parfois, l’année 1830 apparaît, en référence aux apparitions de la Vierge dans cette chapelle.

Le dessin sur le revers de la médaille

Le revers de la médaille est également symbolique.

Au centre se trouve le "M" de Marie, entrelacé par une barre transversale qui soutient le pied de la croix.
Les douze étoiles symbolisent les douze tribus d'Israël et les douze apôtres.
Le cœur encerclé d’une couronne d’épines représente le cœur de Jésus (Sacré-Cœur), symbole de son amour infini et le cœur transpercé par une épée, celui de Marie.

Comment porter la médaille miraculeuse ?

Offrir une médaille miraculeuse est un acte symbolique. La médaille protège et accompagne vers le salut la personne qui la portera. C'est un témoignage d’Amour envers la Sainte Vierge.

Arthus Bertrand frappe la médaille miraculeuse traditionnellement depuis de nombreuses années et revisite ce bijou en imaginant une collection de médailles colorées et endiamantées à porter et accumuler au quotidien.

Souvent portée autour du cou sur une chaîne en or, la Maison lance également une collection de bracelets assortis qui propose une nouvelle manière de porter la médaille.

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